Le salarié jouit dans l’entreprise de sa liberté d’expression. Constituent néanmoins un abus de ce droit les propos tenus par une salariée dans un courrier au DRH à propos du directeur du contrôle de gestion, dont elle n’acceptait pas les “accusations hystériques émanant d’une personne inapte à émettre un jugement objectif sur mon travail” et dont elle mettait en cause la compétence et la probité. De tels propos justifient pour les juges un licenciement pour faute grave. Arrêt du 11 juillet 2012 n°11-22225