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MEMENTO : Nouveau rebondissement au sujet du nouveau mode de calcul du chômage qui devait entrer en vigueur le 01/07/21! Pour rappel, le Conseil d’Etat (CE) a annulé le mode de calcul du salaire de référence intégrant les jours non travaillés (décision n° 434920 du 25/11/20). En réponse, le gouvernement, par décret du 30/03/21, avait plafonné le nbre de jours non travaillés pris en compte. Par décision n° 452210, 452805, 452839, 452844, 452865, 452886 du 22/06/21, suspension dudit décret par le CE car « pénaliserait les salariés ayant eu des alternances entre périodes de travail et inactivité » |
1- Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) : qu’est-ce que c’est ?
Crée par la loi n°2011-893 du 28/07/2011, le CSP repose sur une convention du 26/01/2015 régulièrement modifiée par avenants, dont celui du 28 juin 2021 (avenant n°5) . Le CSP est proposé par l’employeur à chaque salarié en cas de licenciement pour motif économique.
1.1. Comment est-il mis en œuvre ?
Pour en bénéficier, le salarié doit être apte physiquement au travail, ne doit pas avoir atteint l’âge de la liquidation des droits de retraite (taux plein – sauf cas précis) et avoir travaillé un certain nombre de jours. Il dispose d’un délai de 21j de réflexion pour accepter ou refuser le CSP.
Son silence équivaut à un refus. En cas d’acceptation, le contrat de travail est rompu d’un commun accord sans préavis. Le salarié devient alors stagiaire de la formation professionnelle et bénéficie d’un parcours de retour à l’emploi organisé par Pôle emploi pendant une durée de 12 mois.
1.2.Comment est-il financé ?
Le salarié, en acceptant le CSP, ne bénéficie pas de son indemnité compensatrice de préavis. Il percevra une allocation de sécurisation professionnelle majorée.
L’employeur, en contrepartie, participe au financement du CSP en versant à Pôle Emploi l’équivalent au montant du préavis brut outre les charges salariales dans la limite de 3 mois de salaire .
2- Ce qui change avec l’avenant du 28 juin 2021 :
Les syndicats ont, le 28/06/2021, conclu et signé l’avenant n°5 de la convention du 26/01/2015 comportant des modifications pour les licenciements économiques engagés à compter du 01/07/21.
2.1. Nouvelle prorogation de la convention du 26 janvier 2015 :
La convention, initialement prolongé par l’avenant n°4 du 12/06/19 jusqu’au 30/06/21, est prorogée au 30/09/22.
2.2. La durée d’affiliation nécessaire pour bénéficier du CSP diminue :
Elle passe à 88j travaillés ou 610 heures, soit 4 mois
2.3. Allongement de la durée d’affiliation dans certains cas :
Initialement de 12 mois , la durée du CSP est augmentée avec l’intégration de nouveaux cas :
- les périodes de congés paternité et d’accueil de l’enfant : Ajout de la durée légal du congé de paternité et d’accueil de l’enfant)
- Des périodes de congé d’adoption : Ajout de la durée légale du congé d’adoption)
- Des périodes de congé de proche aidant :Ajout de la durée légale du congé de proche aidant)
Rappelons que les périodes d’activités professionnelles (celles visées à l’article 12 de la convention intervenues) permettent également une prorogation de 3 mois suppl. au bout du 6e mois du CSP ; il en est de même des périodes ayant donné lieu au versement de d’ IJSS (prolongation de 4 mois supplémentaires du CSP) et enfin le congé maternité dont la durée proroge d’autant le CSP.
2.4.L’allocation chômage est scindée en 2 blocs désormais :
L’allocation reste fixée à 75% du salaire de référence (art.15 de la convention) mais dorénavant il y a 2 situations distinctes à la suite de la décision prise par le Conseil d’Etat (cf. Memento) :
- 1ère situation, applicable dès le 01/07/21, : Le salaire de référence établi correspond aux 12 dernières des rémunérations précédant le dernier jour de travail du salarié (dispositif antérieur).
- 2ème situation hypothétique: pérennisation du calcul de convention suspendue c’est-à-dire on maintient le calcul grignotant le montant des allocations chômage via la prise en compte des jours calendaires à la place des jours travaillés.
Notre Ministre du travail « planche » sur un énième texte pour contrecarrer la décision prise par le Conseil d’Etat. Dossier à suivre…
rédigé par Me Nelly BESSET, Avocat spécialisé en droit du travail
& droit protection et sécurité sociale
SELARL LDSCONSEIL, société d’Avocats en Droit Social
www.ldsconseil.fr
