L’Agefiph a modifié les conditions d’attribution de l’aide au maintien dans l’emploi des personnes handicapées en fin de carrière.
Afin de faciliter l’accès des personnes handicapées à l’emploi, ou maintenir ces salariés dans l’emploi, l’Agefiph accorde des aides aux entreprises.
1- Création d’une aide au maintien dans l’emploi des personnes handicapées en fin de carrière
La finalité est de permettre aux employeurs de maintenir dans leur emploi les salariés handicapés seniors jusqu’à leur départ à la retraite.
Elle concerne les salariés âgés de 52 ans et plus, en CDI, et pour lesquels le médecin du travail préconise une réduction du temps de travail.
Son montant est égal à :
- 4 000 € par an pour une réduction de 20 à 34 % du temps de travail ;
- 6 700 € par an pour une réduction de 35 à 50 % du temps de travail.
Ces montants sont proratisés en cas de temps partiel avant réduction.
Le montant de l’aide est calculé sur 3 ans maximum, mais peut être lissé sur 5 ans.
Pour percevoir l’aide, l’employeur s’engage à maintenir le salaire sur la période considérée.
L’aide est uniquement prescrite par les Sameth (services d’appui au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés).
2- Augmentation de l’aide à l’insertion professionnelle (AIP)
Cette aide concernent les employeurs qui recrutent des personnes handicapées les plus en difficulté sur le marché du travail (chômeurs de longue durée, personnes de plus de 50 ans ou sortant du secteur spécialisé).
Pour une telle embauche, les employeurs pouvaient jusqu’à présent bénéficier d’une aide de 2 000 euros pour un temps plein ou de 1 000 euros pour un temps partiel de 16 heures minimum.
Depuis le 1er janvier 2013, ces montants sont doublés et sont portés à 4 000 et 2 000 €, pour les CDI ou les CDD d’au moins 12 mois.
Les CDD de 6 à 11 mois deviennent également éligibles à l’aide. Son montant est alors de 2 000 € pour un temps plein et de 1 000 € pour un temps partiel.
3- Aide aux emplois d’avenir
En complément de l’aide de l’Etat, l’Agefiph accorde aux employeurs du secteur marchand recourant au emplois d’avenir une aide de 6 900 € pour la première année du contrat de travail et 3 400 € pour la seconde année.