Selon l’INSEE, parmi les 55-61 ans 21% des «Ni en Emploi, ni à la Retrait »(NER), alimentent le ratio de précarité. A titre de comparaison, en 2021 seulement 16% des 55-69 ans étaient dans cette situation.
Dès lors, il est évident que les «seniors», sont en difficulté à la fin de leur vie pro, malgré les actions de formation/accompagnement promises depuis 20 ans.
1- La santé, un facteur majeur :
Première cause de précarité, la santé : En 2021, selon INSEE : 45 % des NER déclaraient l’être pour raison de santé/handicap.
De plus, le risque de ATMP augmente drastiquement avec l’âge : 1 MP sur/2 concerne un salarié senior, ce qui est un réel frein à l’embauche.
2- Les autres raisons du Ni Ni (la cat. NER)
Parmi les personnes de 55- 61 ans en NER, 2 sur 5 le sont pour ces motifs :
- «le souhait de rester au foyer» : 27% de personnes en moyenne, avec un delta de 36% pour les femmes et 6% pour les hommes. Ce ratio de NER est souvent durable : 60% des personnes dans cette situation, le sont toujours un an plus tard et 27% ne retravaillent plus jamais.
- «l’approche de la retraite» :En 2023, 17% de personnes approchant l’âge légal de départ se mettent en « stand-by » sachant que ce ratio atteint 42% pour les + 61 ans et plus de 50% à un an de la prise de la retraite. Ces personnes avec moins de contraintes financières, vivent en couple, souvent avec un conjoint retraité et sont propriétaires de leur résidence principale.
3- Une majorité de femmes en situation précaire
Les femmes sont plus touchées par cet éloignement avec le monde du travail : 61% sont en NER et pour la tranche 55/59 ans . Le ratio de grande précarité est de 23.5%.
Cette disparité s’explique par des carrières souvent incomplètes retardant l’atteinte du taux plein (81% des mères sont en activité contre 96% des pères).
4- La réforme des retraites de 2023 améliore l’employabilité des seniors ? pas sûr
Le recul de l’âge de la retraite, l’allongement des carrières, impulsés posaient des craintes sur l’employabilité des seniors.
Le risque de décrochage est majeur : L’INSEE vient d’émettre – malgré un discours politique biaisé- une alerte : « Que de plus en plus de personnes se retrouvent NER ». D’ailleurs, il est curieux de n’avoir à ce jour que des statistiques très lointaines sans possibilité d’en vérifier l’efficience : En effet, poussée par la réforme des retraites, l’INSEE relaye que la hausse de l’emploi des séniors devrait atteindre 61% en 2030 et 71% en 2070. Mais aucun bilan sur la période actuelle.
De plus, fin 2023, l’annonce faite était d’atteindre un taux d’emploi de 65% à l’horizon 2030 pour les 60-64 ans, sachant qu’en 2023, seulement 41.6% de cette tranche d’âge étaient considérés comme « actif ».
On s’éloigne des promesses avec + de NER sans compter la «pagaille» engendrée par l’annonce du maintien ou pas de la Réforme des retraites.
5- Des outils pour mieux prendre en compte les séniors dans les entreprises
A ce jour, 37% des salariés jugent leur travail intenable jusqu’à la retraite. Il est crucial d’accompagner ces salariés en défiance vis-à-vis du monde du travail.
L’Anact a réagi à sa façon et propose sur son site :
- Un questionnaire pour les RRH, dirigeants et managers, afin d’évaluer leurs pratiques pour les salariés de + 55 ans
- Un guide de 4 fiches pratiques pour prévenir l’usure professionnelle et maintenir l’emploi des seniors
